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HISTOIRE ET PATRIMOINE

 

Histoire

A l’époque gallo-romaine, l’endroit où se trouve le village actuel de Saint-Germain-Laprade était déjà occupé comme l’attestent, une voie romaine, de nombreux fragments de poteries et des monnaies de cette époque, une stèle gallo-romaine et surtout le soubassement actuel du clocher constitué d’éléments d’un ancien temple.

Le village tira plus tard son nom d’un des deux saints, Saint-Germain-l’Auxerrois (384-448) ou Saint-Germain de Paris (496-575) alors que Laprade désigne une étendue de près.

Il possède une église très ancienne. La première mention apparaît en 1164. La construction s’est faite en plusieurs étapes. A la structure primitive romane, on a ajouté au XIVème siècle, deux chapelles latérales gothiques, puis au XVIème siècle, deux chapelles au nord. Au XIXème siècle, elle subit d’autres transformations (ouverture d’un occulus, couronnement du clocher…) et au XXème siècle, plusieurs transformations modifièrent une silhouette qui reste particulière et originale.

Le Plaid

En 976, eut lieu dans la plaine voisine, un événement considérable. Sous l’épiscopat de Guy d’Anjou se tint un plaid (assemblée de justice) qui permit à cet évêque d’imposer la paix à des seigneurs toujours en guerre. Ce fut un des premiers exemples dans l’occident médiéval de la victoire du droit sur la force. Le millénaire a été célébré en 1987 par un spectacle historié non loin du lieu d’origine. Plusieurs centaines de villageois y ont participé devant prés de 2000 spectateurs.

Une abbaye - l’abbaye de Doue - à deux kilomètres, joua un rôle important dans la vie locale. Occupée dès le XIIème siècle par l’ordre des Prémontrés, elle connut des siècles de prospérité avant d’être pillée à la Révolution. Diverses restaurations ont permis de la sauver de la ruine.

Saint-Germain-Laprade est aussi connu par son château et sa baronnie depuis le XIIème siècle. Diverses familles l’occupèrent : de Turenne, de Poinsac, de Morgues, de Clérico. Les barons étaient autrefois « hauts justiciers ». Ce fut aussi le théâtre d’un tragique épisode des guerres de religions en 1590 : la garnison dirigée par Gabriel de Morgues fut passée au fil de l’épée.

Saint-Germain-Laprade devint commune en 1790. Le village est toujours le chef-lieu d’une commune assez étirée comportant d’autres villages anciens comme Fay-la-Triouleyre, Marnhac, Noustoulet, Servissac, Le Pin, Les Pandraux… Un de ces villages, Blavozy, quitta la commune, à la fin du XIXème siècle pour s’ériger en commune indépendante.

Sur le plan religieux, Saint-Germain-Laprade constitue une paroisse.

Enfin, deux monuments aux morts rappellent la lourde participation des habitants aux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945. Un autre monument à Peyrard rappelle que le 14 juillet 1944 trois résistants furent abattus par les Allemands.

Une population variable

La population a varié comme en témoignent quelques chiffres (1831 : 2184 habitants ; 1861 : 2604 habitants ; 1921 : 1610 habitants ; 1975 : 1491 habitants). L’augmentation des moyens de communication, l’extension du Puy-en-Velay et une politique de développement ont inversé la tendance (en 1982 : 2169 habitants ; 1999 : 3191 habitants).

Les populations légales issues du nouveau recensement, effectué en 2013 est de 3 528 habitants (population totale) sur la commune de Saint-Germain-Laprade.

La commune a conservé un caractère rural jusqu’aux années 1970-1980. L’implantation d’une zone industrielle, la création d’une zone artisanale, la naissance de lotissements et l’ouverture sur l’agglomération du Puy ont modifié ce profil dans la moitié Ouest.

Si Saint-Germain-Laprade est désormais tournée vers l’avenir, elle garde néanmoins l’empreinte d’un passé riche et assez prestigieux.

Source : d'après les recherches de Jacques Arnaud

Les personnages historiques

La vie de Saint-Germain-Laprade a été marquée par des personnages qui ont influencé l'histoire au niveau local et national. Les noms des salles de centre culturel de Saint-Germain-Laprade ont été choisis en fonction des plus illustres personnages historiques.

 
Monseigneur Guy d'Anjou : (- décédé 996)
 

Monseigneur Guy d'Anjou est l'un des principaux inventeur de la paix de Dieu. Son action comme celle d'Étienne II est antérieure au concile de Charroux. Issu d'une puissante famille noble, il embrasse la carrière monastique. Il fait partie du mouvement réformateur qui tend à restaurer l'autorité morale de l'Église depuis le concile de Trosly de 909 et dont les abbayes de Cluny, Brogne ou Gorze sont les fers de lance. Il réforme l'abbaye de Cormery. Devenu évêque du Puy, il dirige les plaids de Laprade (vers 975-980) et de Saint-Paulien dit « du Puy » (vers 993/994).

Les évêques Étienne II et Guy d'Anjou ont en commun d'être des hommes intègres ayant fait leurs preuves en réformant des monastères et d'appartenir à de puissantes lignées. Guy d'Anjou possède les moyens militaires nécessaires pour imposer par la force aux milices présentes à Laprade les 3 obligations suivantes : jurer la paix, assurer le respect de celle-ci en délivrant les otages et rendre les biens volés. Guy d'Anjou décède en 996.

 
Émile Reynaud (né 1844 - décédé 1918)
 

Monsieur Charles-Émile Reynaud, né le 8 décembre 1844 à Montreuil (actuelle Seine-Saint-Denis) et mort à Ivry-sur-Seine le 9 janvier 1918, est un photographe, dessinateur et enseignant français, inventeur du praxinoscope, du théâtre optique, du dessin animé non-cinématographique et précurseur du cinéma.

Émile Reynaud apprend dans l'atelier de son père, graveur de médailles et horloger, la mécanique de précision. Auprès de sa mère aquarelliste, élève de Pierre-Joseph Redouté, il apprend les techniques du dessin qui lui serviront plus tard.

À treize ans, il réalise un théâtre d'ombre, puis une machine à vapeur miniature. En 1858, il entre comme apprenti aux établissements Adolphe Gaiffe à Paris, où il travaille à la réparation, au montage et à la mise au point d'instruments d'optique et de physique. Puis, il travaille comme opérateur chez le portraitiste Adam-Salomon où il fait de la retouche photographique, et s'installe ensuite comme photographe à Paris.

En 1864, il suit les cours publics de vulgarisation scientifique par projections lumineuses de l'Abbé Moigno, devient son assistant et apprend le métier d'enseignant-conférencier. Son cours est très demandé. À la même époque, il participe à l'illustration du Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées, paru en 1870, du professeur et naturaliste français Adolphe Focillon. Après le décès de son père en 1865, Émile Reynaud retourne avec sa mère au Puy-en-Velay, berceau familial, où il donne ses propres conférences scientifiques. Ces conférences sont un succès auprès de la population du Puy, qui peut y admirer sur grand écran, entre autres expériences, la magie de la cristallisation (chimie) de sels dans l'eau.

En décembre 1877, il regagne Paris pour s'installer au 58 de la rue Rodier, dans le IXe arrondissement où il se consacre à l'assemblage, à la commercialisation et au développement de ses praxinoscopes. Il épouse Marguerite Rémiatte le 21 octobre 1879 à Paris. Ils auront deux fils, Paul (1880) et André (1882). En 1889, Émile Reynaud met au point son théâtre optique avec lequel il propose au public du musée Grévin de véritables petits dessins animés, alors appelés pantomimes lumineuses, dès le 28 octobre 1892. Jusqu'en mars 1900, plus de 500 000 personnes assistent à ces projections. Le dessin animé était né. Il ne deviendra cinématographique qu'avec Émile Cohl en 1908. Avec l'arrivée du cinématographe des frères Lumière en 1895, la fin des projections au musée Grévin et le déclin de son entreprise de fabrication de praxinoscopes, Émile Reynaud revend une partie de son matériel au poids du cuivre et du bois.

Entre 1910 et 1913, il entreprend la destruction de ses bandes, auxquels seuls échappent Pauvre Pierrot, Autour d'une Cabine et quelques fragments de ses autres films. Ces dernières bandes ont été restaurées et présentées à l'occasion de la commémoration du centenaire du théâtre optique en 1992. Victime d'une congestion pulmonaire, il entre à l'hospice des incurables d'Ivry le 29 mars 1917. Il y reste jusqu'à son décès le 9 janvier 1918.

 
Victor Constant : (né 1869 - décédé 1953)
 

Monsieur Victor Constant est un homme politique français né le 24 mars 1869 au Puy-en-Velay et décédé le 18 juillet 1965 à Vals-près-le-Puy en Haute-Loire.

Fils d'un négociant en vin, il s'apprête à devenir avocat mais reprend finalement l'affaire familiale après le décès de son père. Devenu conseiller municipal du Puy et conseiller d'arrondissement en 1904, il s'investit pleinement dans la vie politique et sociale, devenant vice-président du Syndicat départemental des liquides, administrateur du journal L'Avenir de la Haute-Loire, chef du Parti Républicain Libéral du Puy et président de l'œuvre des conférences populaires. Il devient ensuite maire de Saint-Germain-Laprade, dans le même département.

Candidat aux élections législatives de 1919 sur la liste d'Union Nationale pour la paix sociale et le relèvement du pays, il est élu député et siège au sein de l'Entente Républicaine Démocratique, affilié à la Fédération Républicaine, le grand parti conservateur de la période. Il se montre un député très actif.

En 1924, il se représente sur la liste d'Union Républicaine et de concorde nationale, qui n'obtient aucun élu. De nouveau battu en 1928, il émigre vers Paris où il se fait élire en 1929 conseiller municipal du quartier Clignancourt. En 1930, il devient vice-président du conseil général de la Seine, département qu'il présidera sous l'occupation allemande. En 1938, il profite d'une élection partielle en 1938 pour se faire élire au Sénat ; il y rejoint le groupe de l'Union Républicaine, proche de l'Alliance Démocratique.

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la Remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il conserve ses fonctions départementales et accepte de siéger au conseil national de Vichy.

 
Saint Jean-François Régis : (né 1597 - décédé 1640)
 

Saint Jean-François Régis (31 janvier 1597, Fontcouverte, Aude - 31 décembre 1640, Lalouvesc, Ardèche) est un jésuite français, missionnaire des campagnes et en particulier de l'Ardèche. Canonisé en 1737. Il est fêté le 16 juin.

D'origine simple, Jean-François Régis obtint une bourse pour étudier au collège jésuite de Béziers. Après son entrée au noviciat jésuite (1616) il suivit le cours ordinaire de la formation religieuse et fut ordonné prêtre en 1630. À partir de 1636, il parcourt sans relâche les montagnes du Vivarais, des Cévennes et du Velay surtout en hiver afin d’approcher les paysans libérés des travaux des champs afin de leur annoncer la Bonne Nouvelle.

Sa catéchèse comme son mode de vie, très austère, étaient remarquables et attiraient les foules du Puy où il créa même un refuge pour prostituées repenties ce qui lui vaudra beaucoup d'incompréhension.

Fin décembre 1640 une violente tempête de neige ne l'empêcha pas de se mettre en route pour Lalouvesc en (Ardèche). Il contracta une pneumonie qui ne l'empêcha pas de célébrer la messe de Noël et d'entendre les confessions. Il se mit ensuite au lit pour ne plus se relever: il mourut le 31 décembre, alors que le village était entièrement isolé par les neiges. Plus tard, lorsque de la ville les pères vinrent chercher le corps du Père Régis, les villageois refusèrent de le rendre. Ainsi ce village se transforma presque aussitôt en un lieu de pèlerinage et l'est encore de nos jours.

Jean-François Régis fut canonisé en 1737 par le pape Clément XII. La basilique Saint-Régis de Lalouvesc, construite au XIXe siècle lui est consacrée.

La commune de Saint-Régis-du-Coin (42) porte son nom en son hommage. En effet, les habitants du village du Coin pris par le remords du mauvais accueil réservé à celui qui deviendra Saint Jean François Régis ajoutèrent "Saint-Régis" à l'appellation de la commune, ce qui en fait la seule en France à porter le nom de cet apôtre du Velay et du Vivarais.

Saint Jean-François Régis est patron des Jésuites de la province de France.

Le deuxième cimetière de Saint-Germain-Laprade porte son nom en son hommage, il fut terminé en 1997.

 

Patrimoine

Saint-Germain-Laprade s'urbanise constamment en offrant à ses habitants de plus en plus d'infrastructures et d'aménagements urbains. Le dynamisme de la commune vient de cette urbanisation liée à la préservation de son histoire. Plusieurs châteaux et sites historiques parsèment le territoire de Saint-Germain-Laprade et enrichissent son patrimoine.

Liste des sites inscrits ou classés à Saint-Germain-Laprade

- Le château du Bourg : portail d'entrée, façades et toitures, cuisine avec sa cheminée au sous-sol, grand salon avec son décor, salle à manger avec son décor de toiles au premier étage.

- Les vestiges de l'église de l'ancienne abbaye de Doue y compris la dalle d'enfeu portant sur une épitaphe et encastrée dans l'abside, et la chapelle Sainte-Catherine, ainsi que le sol de l'ancienne emprise de l'abbaye.

- L'ancienne abbaye de Doue : parties suivantes des bâtiments conventuels : aile est, y compris la salle capitulaire et la pièce aux lambris peints ; aile sud, y compris le grand salon lambrissé et la chambre à alcôve dite de l'Abbé.

- L'église du Bourg.

- Le château du Villard : façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (à l'exclusion de la façade du XIXème siècle) ainsi que le mur de clôture avec son portail.

La Transcévenole

En 1904, la compagnie P.L.M. (Compagnie des chemins de Fer Paris Lyon Marseille) présenta un projet de ligne ferroviaire qui devait relier Le Puy à Neigles-Prades (aujourd’hui Lalevade d’Ardèche). La déclaration d’utilité publique de la ligne interviendra en 1906. Dès 1911, les travaux purent débuter. Ils continuèrent jusqu’en 1935 et le tronçon Le Puy-Le Monastier était prêt à recevoir les traverses et les rails. Ils ne furent jamais posés et, en 1941, la décision de déclassement de la ligne fut prise.

Venant de Brives-Charensac, la Transcévenole traverse la Loire sur le viaduc qui domine les dépôts pétroliers. C’est après avoir traversé le fleuve que la ligne pénètre sur le territoire de Saint-Germain. Elle passe près du monument commémoratif de Peyrard, puis traverse la Gagne sur le viaduc en granit de Peyrard composé de 15 arches de 17 m. La ligne, une fois sur la rive gauche de la Gagne se situe dans la commune de Coubon. Elle va y rester jusqu’à 200 m de Priouret où elle retrouve Saint-Germain-Laprade. La voie conduit au tunnel du Roure. Celui-ci mesure 190 m et sa sortie Sud marque la limite avec la commune de Lantriac.

Venant de Brives-Charensac, la Transcévenole traverse la Loire sur le viaduc qui domine les dépôts pétroliers. C’est après avoir traversé le fleuve que la ligne pénètre sur le territoire de Saint-Germain. Elle passe près du monument commémoratif de Peyrard, puis traverse la Gagne sur le viaduc en granit de Peyrard composé de 15 arches de 17 m. La ligne, une fois sur la rive gauche de la Gagne se situe dans la commune de Coubon. Elle va y rester jusqu’à 200 m de Priouret où elle retrouve Saint-Germain-Laprade. La voie conduit au tunnel du Roure. Celui-ci mesure 190 m et sa sortie Sud marque la limite avec la commune de Lantriac.

Que faire d’une ligne de chemin de fer sans rails ? Diverses utilisations ont vu le jour. Il est fréquent de rencontrer sur la voie des marcheurs, des "vététistes", des fans de 4x4 ou d’enduro. Ces utilisations sont logiques au vu du tracé disponible. Plus étonnantes sont les utilisations du tunnel du Roure. Une fois déclassé, cet ouvrage est devenu la propriété définitive du ministère des affaires culturelles "pour les besoins du service de protection des œuvres d’art". Cette affectation n’a pas empêché l’utilisation de ce tunnel comme cave d’affinement de fromage (stockage de 190 t) avant que l’entrepôt de la Fromagerie du Velay ne soit construit à Blavozy. Une autre utilisation plus surprenante fut l’organisation d’une rave party sous les voûtes un dimanche de novembre 2002.

La Transcevenole

Le château de Saint-Germain-Laprade

A neuf kilomètres du Puy, sur le plateau de Saint-Germain-Laprade, se confondant avec le clocher, se dresse l’antique manoir des barons de Saint-Germain-Laprade. Malgré les rudes assauts qu’il eut à subir, ce château a gardé une certaine allure qu’il doit aux tours aussi hautes que massives dont il est flanqué. L’une d’elles, côté ouest, abrite un escalier en pierres qui dessert tous les étages. Le parc est un bel enclos où la nature se pare de massifs et d’allées reposantes.

Ce fut dans les prés de Saint-Germain, en 993, que les Consuls d’Aquitaine taillèrent en pièces les bandes qui avaient usurpé les biens de leur oncle Guy d’Anjou, évêque du Puy.

En 1164, le Pape Alexandre III accorda à l’évêque du Puy la juridiction sur l’église et le lieu de Saint Germain.

En 1219, Bertrand de Cayres, voulant se venger de l’excommunication dont il avait été frappé pour les dommages qu’il avait causés aux biens de l’évêque, assassina dans le village de Saint Germain Robert de Mehun, l’un des successeurs de Guy d’Anjou. En 1272, Pierre, seigneur de Saint Germain, subit les violences de Mathieu de Blavozy, d’un fils de Bertrand de Rochebaron, Chanoines de l’Abbaye de Doue, de Guillaume de Brives, curé de Saint Germain, et de Bertrand et Béraud de Gorce qui avaient envahi le village, et y avaient tué quatre ou cinq habitants. Le pré dit « des fourches », non loin du village, était jadis le théâtre des exécutions.

A cette famille de Saint-Germain appartenait un grand personnage ecclésiastique, Guy de Saint-Germain, évêque du Mont Cassin qui substitua, en 1341, aux héritiers qui portaient son nom, Guy de Glavenas et Artoge de Lardeyrol. Au XIVe siècle, les De Glavenas, seigneurs de Lardeyrol, l’étaient également de Saint Germain. Leurs tombeaux se trouvaient dans l’église de l’Abbaye de Doue qui faisait partie de la paroisse de Saint Germain.

Dès le début du XVIe siècle, la famille de Poinsac apparaît à Saint-Germain : en 1519, François de la Tour, Vicomte de Turenne, Baron de Bouzols, cède à Jean de Poinsac la seigneureurie de Saint Germain Laprade et tous les droits qui y étaient attachés. En 1579, le château de Saint Germain est vendu à Gabriel de Morgues, Bailli de Solignac.

La grande figure de cette famille fut Mathieu de Morgues (1582 – 1670) Baron de Saint-Germain dit « l’Abbé de Morgues ». Il consacra son âge mûr à combattre le tout puissant Richelieu, et dans ce duel mémorable, il déploya de belles qualités d’écrivain.

Comme beaucoup d’autres châteaux du Velay, celui de Saint-Germain eut à souffrir des ravages des guerres civiles du XVIe siècle. Claude de Morgues, son seigneur, qui, obéissant tout d’abord à l’injonction de De Chastes, gouverneur du Velay pour le Roi, avait mis son manoir sous l’obéissance royale, se ravisa ensuite et embrassa la cause de la Ligue. Le 11 février 1590, il vit son château brûlé par les royalistes profitant de la faiblesse de la garnison. Usant de représailles, les Ligueurs marchèrent sur la Coste qu’ils incendièrent.

Depuis 1863, le château de Saint-Germain-Laprade appartient aux héritiers de Joséphine de Morgues de Saint-Germain, comtesse de Clérico.

Chateau de Saint-Germain-Laprade

L'église du Bourg

L’église de Saint-Germain-Laprade a sans doute été élevée à l’emplacement d’un lieu de culte romain. Cet édifice a connu de nombreuses transformations au cours des siècles. Dater la construction de l’édifice primitif sur les ruines du temple romain s’avère impossible mais à l’évidence, il fallut attendre la christianisation en Gaule. A cette époque, le sanctuaire chrétien ne devait occuper que l’emplacement du chœur actuel.

L’église du Bourg subit de nombreuses modifications avant d’apparaître telle qu’elle est actuellement. La nef se vit ajouter des chapelles latérales gothiques à la fin du XVe siècle suite aux donations des seigneurs de Saint Germain et les abbés de Doue. Au XVIIIe siècle, le prieur André Maistre fit agrandir l’arc triomphal en réduisant les deux pans de mur latéraux qui supportaient cet arc. Deux chapelles latérales basses furent ajoutées dans ce même siècle. Au XIXe siècle, plusieurs modifications eurent lieu : construction d’une tribune pour pénitents et ouverture d’un oculus sur la façade ouest. Au XXe siècle, l’église subit à nouveau des modifications ou restauration. Le service des Monuments historiques fit enlever le toit du clocher, suréleva ce dernier et s’occupa de la réparation des croisées. On procéda à la réfection des parties hautes du clocher, à la restauration de la façade, à la consolidation des voûtes de la nef. La sacristie fut réduite et les Bâtiments de France mirent en valeur le chevet rectangulaire et la coupole. Vers 1970 les cloches furent électrifiées remplaçant la corde tirée par un officiant. Grâce à un don et sous le sacerdoce du curé Januel, une imposante tribune prit place au fond de la nef. Enfin, en 2000, divers travaux améliorèrent l’accès au clocher.

A l’époque révolutionnaire, il existait deux cloches. La première, une des plus anciennes du pays fut fondue le 7 août 1593 et portait le nom de Maria. Les archives paroissiales indiquent que lors de la Révolution, la seconde fut démontée par "les habitants de Saint-Germain pour, dit-on, la soustraire à la rapacité des révolutionnaires de Rosières. Ils l’enterrèrent dans un champ du Mas, mais, avertis par des confrères en impiété, les citoyens de Rosières vinrent l’extraire et l’emportèrent dans leur village". Ne possédant dès lors qu’une seule cloche, le Conseil de fabrique considéra ce fait comme indigne pour Saint Germain et approuva la proposition d’achat d’une deuxième cloche lors de la séance du 2 juillet 1882. Ainsi, la deuxième cloche de 840kg fut fondue à Lyon en 1883 et est actuellement utilisée en donnant son "Fa" tous les samedis soir, les dimanches et jours d’enterrement.

Sources : "Saint-Germain-Laprade Entre Gagne et Sumène" de Jacques Arnaud et Paul Charpentier (Editions du Roure) - Conférence "Mardi Culture" du 26 mars 2002 par Jean Richaud.
 
Eglise de Saint-Germain-LapradeVierge de l'église de Saint-Germain-Laprade

L'Abbaye de Doue

Admirablement située sur le versant Sud d’une montagne isolée, dominant le Bassin de Brives Charensac, à une dizaine de kilomètres à l’est du Puy, l’Abbaye de Doue avait été fondée loin de toute habitation. Il faut contourner la montagne de Doue, traverser la forêt pour avoir brusquement au détour du chemin la révélation de l’église et des anciens bâtiments. La beauté du site, le merveilleux panorama que l’on découvre, et l’éclat coloré du chevet de l’abbatiale composent une vision qui ne manque pas de grandeur.

L’Abbaye de Doue aurait été fondée en 1138 par Raymond et Guillaume de Saint Quentin, seigneurs d’un village voisin. Ceux-ci y établirent une petite communauté de chanoines soumis à l’autorité de l’évêque du Puy.

Les chanoines de Prémontrés en prirent officiellement possession le 15 juillet 1167.

Fondée et dotée pour 12 chanoines, l’Abbaye royale de Doue bénéficiait de privilèges honorifiques qui faisaient de son abbé un des personnages considérable de l’Eglise du Puy. Sa fortune foncière, limitée à l’origine aux bois et aux prairies de la montagne de Doue, se trouva rapidement accrue par des donations consenties par les évêques du Puy et les seigneurs des environs. Ces ressources permirent aux Prémontrés de construire une nouvelle église aux dimensions imposantes.

Au début du XIIIe siècles, époque où furent certainement construits le Cloître et les bâtiments conventuels, l’abbatiat d’Armand Dussoyre (1215 – 1233) marque une phase d’incontestable prospérité. Ce fut alors que l’Abbatiale romane reçut la dépouille de Robert de Mehun, évêque du Puy, assassiné en 1219 au village de Saint Germain Laprade. Considéré comme un martyr, les chanoines de Doue placèrent ses restes dans un sarcophage, et lui élevèrent un tombeau à droite du maître-autel. C’est à cette époque, et jusqu’au début du XVIIe siècle que l’Abbaye de Doue devint le lieu de sépulture des familles de Canillac puis de Glavenas, seigneurs de Lardeyrol. Ceux-ci y fondèrent la Chapelle Sainte Catherine.

Avec la fin du XVIe siècle allait commencer pour le monastère le temps des épreuves, et une période particulièrement sombre de son histoire. Huguenots, Ligueurs, abbés intrus ou usurpateurs allaient s’employer, pendant plus d’un siècle à dévaster l’Abbaye et à la dépouiller de ses revenus.

Son dernier abbé régulier, Christophe Allard (1560 – 1590) parvint à réparer les dommages et à rétablir la vie conventuelle.

Mais en 1589, il commit l’imprudence de se prononcer trop tôt en faveur d’Henri IV, et d’ouvrir les portes de l’Abbaye aux troupes du gouverneur du Velay, François de Clermond de Chaste qui y plaça une garnison. Les Ligueurs du Puy, furieux de la défection des Prémontrés, montèrent en 1589 une expédition punitive contre l’Abbaye ; ils s’emparèrent, brûlèrent les bâtiments, abattirent les voûtes de l’église, emportèrent les cloches, et emmenèrent les chanoines du Puy. L’Abbaye dévastée, fut abandonnée pendant plusieurs années.

Il fallut attendre les années 1635 – 1640 pour qu’un nouvel abbé régulier, Martin II Barry entreprenne de relever les ruines de l’église, de reconstruire le monastère et de racheter les biens de l’abbaye tombés entre les mains des Laïcs après 40 ans d’abandon.

A peine relevée de ses ruines, l’Abbaye connut de nouvelles épreuves. Ce fut d’abord en 1656 l’incendie des bâtiments conventuels. Ce sinistre permit à l’abbé commendataire, Henri de Senecterre, de dépouiller l’église de son mobilier, de piller et de vendre les pierres de taille de la nef, de chasser les religieux et de mettre en coupe réglée les bois et domaines du monastère. Condamnée en 1688 par le Conseil du Roi à « rétablir l’Abbaye dans ses ornements, entretien des religieux, chapelles et lieux réguliers », il réussit par tous les moyens à éluder l’exécution de cet arrêt jusqu’en 1677, date de sa mort. Après son décès, les religieux de Doue intentèrent un procès en dommages-intérêts à l’Abbaye de Saint Chaffre du Monastier dont il avait conservé l’abbatiat et les revenus. Les abbés réguliers qui lui succédèrent, Sylvestre de Morgues de Saint Germain (1679 – 1714), Robert de Villiers de la Berchère (1714 – 1726), Pierre François Irailh (1726 – 1729) et Jean-Louis Genestet (1729 – 1741) réparèrent les bâtiments monastiques, rétablirent la vie régulière et remeublèrent l’église.

La situation matérielle devint si précaire dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, qu’en 1770, l’Abbaye de Doue était supprimée par le chapitre général des Prémontrés, et ses revenus unis à la mense épiscopale du Puy. En 1782, le mobilier de l’Abbatiale, cloches comprises était vendu. Confisqués, comme biens nationaux par la Révolution, l’Abbaye de Doue, le domaine et les bois qui l’entouraient furent vendus le 9 avril 1791 à Mathieu Bertrand, négociant du Puy.

C’est ainsi que furent sauvés les vestiges encore debout de l’abbatiale, tandis que les bâtiments conventuels, à demi ruinés, qui entouraient le cloître devaient subir au XIXe siècle de profondes transformations.

Abbaye de Doue

Le château du Villard

Situé à 6 km au sud-est du Bourg au fond d’un vallon à proximité de la Gagne, le château du Villard fit partie des possessions de la famille de Goudet du XIe au XVe siècle. A la mort de Lambert de Goudet puis de son fils, le château et la seigneurie du Villard furent récupérés par Hugues de La Tour Saint-Vidal, époux de Catherine de Goudet. Jusqu’au XVIe siècle, le château du Villard fut plusieurs fois donné en apanage aux cadets ou en douaire aux veuves de la famille La Tour Saint-Vidal. A la mort d’Antoine II de Saint-Vidal (1591), Le Villard fut attribué à son frère Henri, seigneur de Montvert en 1595. Ses descendants gardèrent le château en leur possession jusqu’à la Révolution. Le domaine fut saisi sur la famille de Montaigu de Beaume et vendu comme bien d’émigré pendant la Révolution. Plusieurs propriétaires se succédèrent durant le XIXe siècle jusqu’à ce que le docteur Claude Auguste Reynaud achète le château vers 1860. Ses descendants y résident encore.

Château du VillardChâteau du Villard

Le chemin de Saint Régis

Né en 1597, Jean-François Régis entra chez les Jésuites puis se voua à la prédication, surtout en Velay. Son action, considérable dans cette région, entraîna sa canonisation en 1737. Le 23 décembre 1640, il partit du Puy, passa par Brives, gagna Saint-Germain, Marnhac, Saint-Julien pour atteindre Lalouvesc le soir du 24 décembre. Cette marche exténuante de 70 kilomètres dans le froid et la neige entraîna sa mort le 31 décembre. En souvenir un sentier de randonnée a été créé par Christian Bertholet, responsable du CDRP (1990) sous le nom de sentier de saint Régis : il entre dans la commune en dessous de Malescot, traverse le bourg, le Boussillon, Marnhac suivant l’itinéraire emprunté par Jean-François Régis. Depuis 2000, ce sentier est devenu officiellement GR 430. Il amène aussi beaucoup de pèlerins en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

Source : "Saint-Germain-Laprade entre Gagne et Sumène" de Jacques Arnaud et Paul Charpentier (Editions du Roure).
Chemin de Saint-Régis

Le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle (GR65)

La Via Gebennensis (ou route de Genève) est l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, qui part de Genève (point d'aboutissement des chemins venant d'Allemagne et de Suisse) et va jusqu'au Puy-en-Velay en passant par Saint-Germain-Laprade. À partir du Puy, le chemin s'appelle Via Podiensis. De Genève à Pampelune, les deux chemins (via Gebennensis et via Podiensis) sont balisés en tant que sentier de grande randonnée GR 65.

La Via Gebennensis (ou route de Genève) est l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, qui part de Genève (point d'aboutissement des chemins venant d'Allemagne et de Suisse) et va jusqu'au Puy-en-Velay en passant par Saint-Germain-Laprade. À partir du Puy, le chemin s'appelle Via Podiensis. De Genève à Pampelune, les deux chemins (via Gebennensis et via Podiensis) sont balisés en tant que sentier de grande randonnée GR 65.

La Commune de Saint-Germain-Laprade est un passage obligé du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle (GR65) pour tous les pèlerins qui viennent d'Allemagne et de Suisse.

De nos jours, beaucoup considèrent que le chemin de Compostelle et la voie du Puy-en-Velay ne font qu'un. Parmi les quatre grandes voies historiques, elle est aujourd'hui la plus fréquentée. Les candidats, au départ du Puy-en-Velay, sont aujourd'hui des milliers chaque année.

Le nombre toujours croissant de pèlerins et marcheurs peut être estimés par les petites pierres déposées sur la croix de "Laprade".

Source : centre culturel.
Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

La Croix de "Laprade"

La Croix de "Laprade" passage obligé de tous les randonneurs et pèlerins sur notre commune comme le montre la tradition «du caillou posé sur la croix».

Il est avéré qu'actuellement, si le chiffre des départs est ramené sur une année se sont environ 60 Pèlerins qui chaque jour, prennent le départ du chemin de Compostelle au Puy-en-Velay. Certains ont démarré le périple de beaucoup plus loin encore et certains passent sur la commune de Saint-Germain-Laprade pour rejoindre le chef-lieu du Département.

Source : centre culturel / En savoir plus : Wikipédia
Croix de Laprade

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Mairie de Saint-Germain-Laprade

1, place du Bourg
43700 Saint-Germain-Laprade

04 71 03 00 77

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